LA POUPARDIERE
Nostalgie quand tu nous tiens...
Mes parents étaient restaurateurs dans les années 60, et comme j'avais tendance à "bouger" un peu trop, ils m'ont confié chaque été, de 1966 à 1974, à la garde de Madame Adeline Bouguereau.
Cette personne gardait des enfants dans une propriété appelée "La Poupardière" à La Fosse sur l'île de Noirmoutier.
Nous nous sommes croisé quelques fois depuis toutes ces années, et l'envie de lui rendre hommage m'est devenue irrésistible.
Comment ne pas le faire... Adeline m'a (nous a) apporté tant de choses, tant de bons souvenirs, que même en cherchant bien, je n'en trouve pas de mauvais.
Autoritaire, c'est certain, mais juste. Elle a su tout au long de ces mois, occuper des bandes de gamins tout en leur inculquant les règles indispensables à la vie.
La tolérance, le respect, la politesse, la solidarité sont des mots qui pour nous ont très vite pris un sens.
Je me revois encore, le jour de mon arrivée, j'avais six ans...
Tout le monde était à la plage, et ma mère m'a accompagné auprès de celles et ceux qui allaient devenir mes copains pendant sept ans.
Mon pain au chocolat dans un petit sac, je suis arrivé à l'heure du gouter. Pas facile de s'intégrer quand on est un môme gâté et qu'autour de vous les autres ont une demi tranche de pain et deux carrés de chocolat.
"_ Non, non, pas de beurre Philippe, ici c'est pour tout le monde pareil !"
Houlà ! ça commençait mal ! Mais le pire restait à venir...
Imaginez un môme de six ans, habitué à être choyé, dorloté (par ses parents et par les employées du restaurant), un môme qu'il faut encore laver (si si dans le baquet) qui d'un seul coup se retrouve au milieu d'un groupe soudé, avec sa petite bassine et son savon pour se laver tout seul ! Le monde allait changer !
Alors, bien sur, on finit par s'adapter et par "entrer dans le rang", se faire des copains et des copines, on apprend les règles de la vie de groupe et le rythme imposé pour une bonne hygiène de vie.
Si mes souvenirs s'envolent parfois, il y a une période de ma vie qui restera gravée dans ma mémoire, et j'en suis très heureux, car ce furent des moments de pur bonheur.
Je me revois allant avec les copains, le soir quand on se lavait les dents, cracher l'eau "de rinçage" sur les fourmis volantes qui sortaient du vieux mur de pierres. Puis on allait deux par deux (si, je te jure) dans des "ouatères" à deux places, en bois avec le couvercle et on nous donnait trois feuilles de papier (fallait gérer par fois). Ensuite on allait dans les chambres pour une séance de lecture obligatoire avant la chanson et la prière du soir (et pour ceux qui n'avaient pas de culture religieuse, hé bé pas grave, z'avaient qu'à s'adapter). Avant d'aller se coucher, tout le monde se disait bonsoir, un bise à toutes et à tous, et c'est là que je me rends compte qu'Adeline nous considérait comme ses propres enfants.
Parfois au moment de se coucher, ça ne rentrait pas... lit en portefeuille, gros sel dans les draps, nœuds au pyjama etc... La bonne école de la blague qu'il faut apprendre à "encaisser" avec le sourire quand les autres se moquent de vous.
Je pourrais écrire encore des pages sur ces sept saisons d'été passées à jouer au gendarme et aux voleurs, à la tèque, à courir après les lézards, sans jamais m'ennuyer, mais celà deviendrait certainement ennuyeux pour certains. Alors si vous aussi avez partagé ces moments de joie à Barbâtre entre 1966 et 1974, faites vous connaître, ça me fera plaisir.
Quelques noms me reviennent, (désolé pour les autres) et je mettrai des photos dans quelques jours.
Je pense à :
Grégoire Bouguereau (lui je sais ce qu'il devient CLIQUEZ ICI )
Etienne Chaline (le troisième de l'inséparable trio)
Son frère Philippe (si je me souviens bien ils nous faisait rire avec ses hitoires de Bobonne et Julot)
Virginie Bouguereau (plus de nouvelles depuis très longtemps)
Pascal et Claire Lamprière (de Noisy le Sec si mes souvenirs sont bons)
Patrick et Didier Cottey (heu, pour l'orthographe des noms soyez indulgents LOL)
Vincent et ... Bernardini
Chantal ...
Carole... (on en étaient tous amoureux !!! Mais il y a prescription alors on peut le dire)
Patrick et Alain Giraudet (que je revois de temps en temps car ils sont sur Noirmoutier)
Jean-François Lecompte
Et d'autres encore dont les noms me reviendront certainement s'ils se manifestent.
Alors si vous vous reconnaissez, ou si vous connaissez ces personnes, donnez leur mon adresse mail (philcaumont@neuf.fr) ou l'adresse de ce blog... J'ai envie de savoir ce que vous devenez.
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